Présentation de la respectable* loge à l’usage du citoyen |
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La loge qui porte le nom distinctif de « Les Frères Reclus » est une loge maçonnique appartenant à la famille des loges ou ateliers dits « adogmatiques », c’est-à-dire qu’ils n’exigent pas de leurs membres la croyance en un dieu, fût-il symbolique. En revanche, les membres qui ont une croyance particulière sont libres d’en faire état, mais doivent s’abstenir d’en débattre. La loge Les Frères Reclus a été fondée en 2009 sous les auspices du Grand Orient de France, dont les prescriptions s’expriment en trois principes : — la tolérance mutuelle, — le respect des autres et de soi-même, — la liberté absolue de conscience. Spécificité de cette loge maçonnique Cette respectable loge s’inscrit dans le respect des fondamentaux du Grand Orient de France, obédience créée en 1728, et dont les statuts actuels ont été déposés en 1913 à la préfecture de Paris. Comme à l’origine du Grand Orient, cette loge n’admet que des frères pendant les travaux dans des tenues régulières qui ont lieu deux fois par mois, de septembre à juin. Par contre, selon les circonstances, des tenues supplémentaires sont organisées avec des loges d’autres obédiences, dans ce cas, si ces loges sont féminines ou mixtes, les Sœurs maçonniques peuvent partager les travaux. Pourquoi Orthez et Lescar ? Le but des fondateurs était de réveiller une ancienne loge ayant existé à Orthez avant la Révolution, et appartenant déjà au Grand Orient de France. Il s’agissait de la respectable loge La Force, à l’Orient d’Orthez, le terme « Orient », signifiant l’implantation symbolique de l’atelier. Le besoin se faisait sentir, car la région d’Orthez qui se trouve au centre de la boucle de l’Adour, se trouvait être un désert maçonnique, alors que Pau, Bayonne, Dax et Tarbes se sont partagé une centaine de loges si on compte toutes les obédiences sans distinction. La ville d’Orthez n’ayant pas de temple maçonnique, les réunions se déroulent donc à Lescar, tout en gardant une implantation symbolique à Orthez. Il se trouve néanmoins que Lescar (ex-Beneharnum) et Orthez (cité des Moncade et de Fébus) sont parmi les premières capitales du Béarn, ce qui ajoute à cette antériorité historique à laquelle nous sommes attachés. Pourquoi ce nom pour la loge ? Lorsque nous avons voulu relever la loge La Force, il se trouvait qu’une loge paloise d’une autre obédience avait déjà pris ce titre qui se trouvait en déshérence pour la région. Aussi, nous avons choisi de donner comme titre distinctif, le nom d’une rue d’Orthez qui évoque une famille orthézienne, dont cinq frères ont été très importants pour la nation et même le monde. L’un d’eux est mondialement connu pour être le plus grand géographe de tous les temps, selon les géographes modernes ; il s’agit bien sûr d’Élisée Reclus. Au moins trois de ces frères ont été initiés francs-maçons, un quatrième certainement, mais nous n’en avons pas la preuve. Nous parlons aussi de Pauline Reclus Kergomard, la fondatrice des écoles élémentaires laïques en 1881. Ceci dit, nous n’avons pas le culte de la personnalité, fusse-t-elle extraordinaire, les Reclus ne sont évoqués dans nos travaux que lorsque cela semble pertinent. L’ignorance pourrait induire une lecture malveillante de notre titre, en y voyant des « frères » ou moines qui seraient « reclus » ou en condition de réclusion, cette allégation ne tiendra pas lorsque nous dévoilerons notre projet. La franc-maçonnerie n’est pas sectaire. L’authenticité Le premier projet est de pratiquer une franc-maçonnerie authentique qui doit en premier lieu demeurer une école de sagesse à la portée des hommes de bonne volonté. Lorsqu’on a compris que la franc-maçonnerie est une heureuse survivance du passé, une institution que la nécessité avait créée en un temps où les hommes — pourtant de bonnes mœurs —, s’entredéchiraient dans des querelles intestines, dans des luttes incessantes mêlant politique et religions, on mesure quel pourrait être aujourd’hui l’intérêt pour la société d’avoir des espaces où des personnes sincères, bien que de convictions diverses, puissent se réunir pour revoir sur le fond la plupart des questions que les turbulences du monde moderne ont brouillées ou ont pu occulter. Nous savons que les femmes disposent elles aussi, d’obédiences authentiques correspondant à leur polarité. Comme elles, nous ne désirons pas entrer dans des discussions d’antagonisme des genres qui viendraient appauvrir les travaux. Depuis ces temps où on parlait du Siècle des Lumières, la franc-maçonnerie a réussi à se maintenir sous tous les régimes grâce au strict respect des lois de la rectitude, de la fraternité et de la discrétion. Elle a su repousser l’élitisme stérile qui envahit les sphères publiques. Quelle que soit l’obédience, elle a le culte de la liberté d’esprit, de l’égalité et de la fraternité. Elle a pour devoir d’aménager des espaces de sincérité protégés par des règles intangibles avec des rites que les siècles ont éprouvés, qui permettent de changer les perspectives mentales, d’éloigner les préjugés, d’amener la liberté d’esprit, d’éviter les débats stériles sur des positions politiques et de découvrir pour soi-même des points de vue nouveaux. D’avoir la possibilité de trouver autre chose que ce qu’on était venu chercher, comme Christophe Colomb. En loge, le franc-maçon est censé préparer l’homme pour la société. À travers la démocratie qui doit demeurer le fondement la République, nous défendons la laïcité faite de tolérance, de respect et de liberté de conscience. En 2017, nous comptons bien commémorer le tricentenaire de la franc-maçonnerie, dont les premières loges s’implantèrent en Angleterre en prenant comme modèle d’organisation les loges de Compagnons, les freemasons, qui avaient permis la reconstruction de Londres après le terrible incendie de 1666. |
12 décembre 2009 (*) l’adjectif « respectable » est un titre de la franc-maçonnerie signifiant que cette loge est agréée par une organisation reconnue, une obédience par exemple.
Le bassin de l’Adour. Le fleuve Adour décrit un orbe dont Orthez est un foyer symbolique.
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« Géomètre » Le terme géomètre, présent sur la page d’accueil, doit être compris au sens symbolique, bien entendu, il fait allusion à la phrase : « Que nul n’entre s’il n’est géomètre » La tradition veut qu’elle ait été gravée à l’entrée de l’Académie, l’école fondée à Athènes par Platon, une école où nous savons qu’on y enseignait la philosophie. En loge, la géométrie est symbolique, elle évoque l’équerre et le compas qui figurent dans tous nos rituels, ce sont les instruments des tailleurs de pierre comme ceux des savants et des sages.
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Ce coin de rue de la ville d’Orthez porte le nom d’une famille célèbre comprenant plusieurs francs-maçons. La rue adjacente, la rue Daniel-Argote, porte également le nom d’un franc-maçon résistant qui fut abattu par les Nazis en 1944.
2877 Le Grand-Orient-de-France nous a attribué en 2009 le numéro distinctif de 2877 ; le hasard a voulu que ce nombre corresponde à l’altitude exacte du pic du Midi de Bigorre, porteur d’un observatoire et source de l’Adour. Tout ceci agit d’une façon purement symbolique, et non par superstition, car la franc-maçonnerie s’évertue à rechercher toutes sortes de liens qui peuvent donner du sens aux choses.
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Un contact est possible Les soi-disant mystères de la franc-maçonnerie s’étalent désormais dans n’importe quelle librairie ou se révèlent à profusion sur la toile. Cependant, s’il y a une particularité de la loge que nous présentons qui vous échappe encore, vous pouvez toujours nous contacter à l’adresse de messagerie : Un membre de la loge répondra certainement à votre demande, si celle-ci concerne la présente loge, bien entendu. Nous tenons à préciser que le recrutement ne se fait que par cooptation, la démarche d’intégration passe obligatoirement par un franc-maçon qui serait reconnu par nous. En ce domaine, les règles du recrutement sont communes à toute la franc-maçonnerie, la loge se conformera au règlement de son ordre. |
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Sur la photo, de g. à dr. : Paul, Élisée, Élie (l’aîné), Onésime et Armand, photographiés par leur ami Nadar vers 1880. Ces frères : un chirurgien, un géographe, un ethnologue, un autre géographe Retour à l’accueil |
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