Quelques précisions en suivant sur le contenu de la conférence de la Tenue blanche du 4 février 2012 à 17:30 h. Téléchargez ici le diaporama ayant servi de support à la conférence.
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Il était de notre devoir de commémorer le 140e anniversaire de la Commune de Paris. Les Maçons le font chaque année, au mur des Fédérés du cimetière du Père-Lachaise. Le fait que nous le fassions un an après est banalement dû à ce que cela n’a pu se faire l’an passé en raison de contingences matérielles et de l’obtention des autorisations indispensables. La conférence a été animée par plusieurs Frères de la Loge qui, à des titres profanes divers, ont déjà eu à côtoyer la mémoire des Reclus. Orthez, comme point de départ Peu de profanes, y compris à Orthez, connaissent les frères Reclus. Pourtant, tous savent qu’au quartier Départ se trouve leur rue, et qu’elle y rencontre la rue Daniel-Argote, un autre franc-maçon abattu non loin de là par les Nazis. Peu de riverains savent que, des frères Reclus, trois au moins ont été initiés, alors qu’on spécule encore pour les deux autres. Trois des cinq frères sont nés à Orthez, les deux aînés y sont venus en bas âge. La conférence ne détaillera pas leurs parcours respectifs et toutes leurs qualités, bien qu’elles fussent étonnamment remarquables, et pour chacun d’eux. On ne parlera pas cette fois des sœurs de la famille Reclus qui eurent aussi leur rôle à jouer à un autre moment, comme Pauline Reclus Kergomard, la fondatrice des écoles maternelles laïques (1881). Nous trouverons d’autres occasions pour en parler plus posément. Les faits que nous relaterons découlent de ce que trois des frères se trouvaient à Paris pendant la Commune : Élie, Élisée et Paul. Et y eurent une présence notablement active. La Commune de Paris De février à mai 1871, à la sortie de la guerre de 1970 et du siège de Paris qui s’ensuivit, les Parisiens voulurent s’administrer librement en commune et votèrent dans ce sens. Cela fut considéré comme une insurrection et une rébellion par le gouvernement qui s’était réfugié à Bordeaux pendant la guerre. Il en résulta une confrontation entre le gouvernement qui revint s’installer à Versailles (les Versaillais) et les Parisiens intra-muros (les Communalistes ou Communards). On tentera brièvement d’en brosser le décor et de rappeler certains points, car les faits sont assez bien connus des francs-maçons. Il sera question de l’esprit de la Commune qui déboucha sur des propositions d’avancées sociales, se fondant sur un esprit humaniste bien que certaines aient paru comme par trop utopiques et ne furent reprises que bien plus tard, comme la séparation des Églises et de l’État. Les francs-maçons pendant la Commune Nous savons qu’il y avait autant de francs-maçons à Paris que du côté de Versailles. Rien d’étonnant à cela, la franc-maçonnerie ne peut prendre de parti politique direct, sans détruire elle-même son principe fondamental de neutralité. Cependant, à plusieurs occasions, il y a eu des tentatives de conciliation au nom de la franc-maçonnerie, et même des manifestations sincères et émouvantes de francs-maçons toutes obédiences confondues. Par la suite, de nombreux francs-maçons tombèrent sous les balles des Versaillais, en particulier au Père-Lachaise où se trouve le mur des Fédérés, le lieu sacré des francs-maçons. Nous aurons certainement l’occasion de lire de belles pages d’Élie Reclus tirées de son journal : La Commune de Paris au jour le jour, en particulier celles où il décrit les 10 000 francs-maçons et francmaçonnes parisiens, qui sortirent les bannières des temples maçonniques pour montrer leur engagement pour la Commune sur les barricades de Neuilly.
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12 janvier 2012 e. v. À Orthez, quartier Départ
Un coin de rue, rive gauche, |
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La Commune de Paris
Affiche décret sur la première séparation
Les francs-maçons, bannières au vent |
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